Le club de la petite ville de Leicester vient de remporter le Premier League, le fameux championnat d’Angleterre de football, qui est considéré comme le championnat le plus prestigieux du monde. Chez Brainify, nous sommes sensibles à ce type d’histoire où une organisation qui était en difficulté, a réussi à rivaliser avec les leaders de son secteur. Les e-commerçants n’ont pas tous les budgets d’Amazon ou de Manchester United, et cette situation oblige à se poser les bonnes questions. Voyons ensemble comment l’analytics et des méthodes de hacking permettent de disrupter son secteur d’activité.

Un club venu de la division 3, et sauvé de peu de la relégation l’an dernier

S’appuyer sur l’analytics pour créer un collectif et non une somme d’individualité

Avec un budget plus que serré, le staff a investi dans l’informatique ! Et le résultat est là, l’algorithme a permis de bâtir une équipe inédite : suite aux recommandations de l’algorithme, le staff de Ranieri a mis en place un jeu de pressing fort, en jouant sur des contres incisifs. Pour arriver à ce résultat, le staff a identifié des joueurs capables de faire des sprints avec des conduites de balle au-dessus de 30 km/h, et de répéter des efforts à plus de 21–23 km/h (course à haute intensité) avec ou sans ballon.

Détection des signaux faibles : recruter en D4 les futures stars du championnat !

Pour arriver à ce type de jeu avec leur budget, Steve Walsh, un ancien professeur de sport aujourd’hui chargé des recrutements, s’appuya sur les recommandations de l’algorithme : il identifia des joueurs quasiment ignorés alors :

  • Riyad Mahrez était en CFA avec le Havre en 2010 (4ème division française), il a été élu meilleur joueur de Premier League (par les joueurs professionnels de la League) cette année.
  • Jamie Vardy était en 8ème division anglaise en 2009, à Stocksbridge Park Steels, et gagnait 50€ par semaine ! Aujourd’hui, c’est le meilleur buteur du club et il vient d’être élu joueur de l’année par les journalistes.
  • Quant à N’Golo Kanté, il jouait en promotion d’honneur (6ème division française) en 2010, et il est actuellement considéré comme l’un des meilleurs milieus récupérateurs de Premier League.
  • Enfin, Claudio Ranieri, l’entraîneur chargé d’orchestrer les joueurs en fonction des données, a fini meilleur 2ème de tous les temps avec Monaco l’an dernier, mais n’avait jamais gagné un championnat de 1ère division de sa carrière.

Des performances de Growth Hacker

Selon des experts en Data Science, « 200 000 euros d’investissement dans les algorithmes sont l’équivalent d’un budget de 10 millions d’euros en achat de joueurs. »

Quel dirigeant d’entreprise n’aimerait pas rivaliser avec les mastodontes de son secteur avec une masse salariale prêt de 8 fois inférieure ?!

Tracking en temps réel

Les data scientist traquent le jeu en temps réel ; les avancées technologiques de ces dernières années ont permis d’exploiter un très grand nombre de données et d’en faire des recommandations pour faciliter la prise de décision. Des algorithmes analysent les images 25 fois par seconde et dissèquent de jeu des adversaires, leur plan tactique, leurs trajectoires, ainsi que le niveau de fatigue physique des joueurs… Charge à Ranieri de prendre la bonne option ! Mais il a aussi la possibilité d’ajuster très précisément en fonction de l’adversaire, et en cours de match.


Débriefer les données de chaque joueur

Claudio Ranieri, entraineur de Leicester

Après chaque match, tous les joueurs obtiennent un rapport de leur activité : par exemple, les joueurs ayant des fonctions offensives auront leurs statistiques sur la création de hasard, si un joueur perd des batailles individuelles et duels aériens, la répartition des tentatives (créés et concédées), les réponses aux buts encaissés, le travail de transition et plans de jeux fixés…

L’un des points forts de ce système est l’acceptation par les joueurs de cette gestion par les données.

Il est dur de parler de hold-up, car le championnat anglais se joue sur 38 matches. C ’est un effort de longue durée, d’autant plus exceptionnel, que cela fait plus de deux décennies que les membres du « Big Five » trustent tous les titres de champions ! (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester City & United)


À l’origine de la data revolution : les Oakland A’s

Un record de victoires, et une gestion financière exceptionnelle

La franchise d’Oakland ne gagna pas le championnat de baseball, mais établi un nouveau record de victoires consécutives (20). Les A’s ont gagné autant de match sur la saison que la grande équipe des NY Yankees, avec un budget de 260 000$ par victoire (le plus faible de la ligue) contre un 1.4M$ par victoire pour les Yankees ! Inspiré par cette saison exceptionnelle, le gérant des Boston Red Sox implanta les Sabermetrics dans sa franchise, et remporta en 2004 les World Series, une première depuis 87 ans !


L’analytics, le sport, l’e-commerce… et Brainify

Vous l’aurez compris, chez Brainify, on veut donner les moyens aux e-commerçants de devenir des “Leicester en puissance” capable de rivaliser avec les meilleurs, en leur proposant Brainify Analytics. Le pilotage par la donnée permet de trouver des axes de développement parfois contre intuitif, que le simple bon sens ne peut percevoir. Investir utilement dans l’analytique permet de préserver son budget et d’atteindre une croissance économique forte.

“If you can’t measure it you can’t improve it” — William Thomson.

Mais on vous rassure, chez Brainify nous faisons aussi du sport : 3 de nos Brainies sont marathoniens. Finalement, utiliser les données pour s’améliorer, c’est un style de vie !